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Céder une PME du BTP et des services techniques

Dans une PME du bâtiment, ce qui se transmet n'est pas seulement une équipe et des véhicules : des chantiers en cours, des situations à facturer, des garanties à récupérer, des responsabilités qui pèsent sur les constructeurs pendant dix ans. Un acquéreur cherche à savoir ce que l'entreprise gagne réellement chantier par chantier, et ce qui continue sans vous.

France Reprises comprend votre projet, le qualifie, vous oriente et facilite une mise en relation avec un professionnel adapté. L'audit, la valorisation, le juridique, le financement et l'exécution sont réalisés par ces professionnels.

Deux ouvriers de dos posent des plaques de plâtre dans une pièce en cours de rénovation.

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Votre choix adapte le libellé des boutons et les ressources proposées. Il reste dans votre navigateur : les deux situations sont décrites ci-dessous.

Je prépare une cession

Dans le bâtiment, préparer une cession, c'est pouvoir montrer chantier par chantier ce que l'entreprise gagne, ce qui reste à facturer et qui suit les chantiers sans vous. Aucune décision de vente n'est nécessaire pour commencer.

Cadrer la préparation de mon entreprise du BTP

Ce qui compte dans ce métier

Les questions qui reviennent dans une transmission

Chaque enjeu se travaille avec une première action. Aucun ne prédit un prix : ils disent ce qu'un acquéreur, une banque ou un conseil cherchera à comprendre.

  1. La marge se lit chantier par chantier

    À comprendre

    Le résultat d'une année additionne des chantiers signés à des dates, des prix et des conditions différents. Une marge moyenne peut cacher un chantier déficitaire, ou des chantiers récents signés avant une hausse de coûts. Les comptes annuels ne le montrent pas toujours, surtout quand les chantiers s'étendent sur plusieurs exercices.

    Ce qu'on peut vous demander

    Quelle marge était prévue et quelle marge est réalisée sur vos derniers chantiers terminés, et où se situent les écarts ?

    À préparer

    Un tableau des chantiers à une date donnée : prix signé, coûts prévus, coûts engagés, montant facturé, reste à facturer, avec l'explication des écarts.

  2. Encours, situations de travaux et retenues de garantie

    À comprendre

    On appelle souvent « travaux en cours », ou encours, ce qui est déjà réalisé mais pas encore facturé à une date donnée. Une situation de travaux est l'état d'avancement, établi en général chaque mois, qui sert de base à la facturation d'un acompte : l'entreprise est payée au fil du chantier plutôt qu'à la fin. La retenue de garantie est une somme conservée sur les paiements ; dans les marchés de travaux privés, elle ne peut dépasser 5 % (loi du 16 juillet 1971) et peut être remplacée par la caution d'un établissement financier. Le Plan comptable général laisse le choix, pour les contrats à long terme, entre constater le résultat à l'achèvement de chaque chantier ou à l'avancement (art. 622-2) : ce choix change ce que montrent les comptes en cours d'année.

    Ce qu'on peut vous demander

    Quel montant est en cours à la date de l'opération, quelles situations sont émises mais non payées, quelles retenues restent à récupérer, et à quelle date chaque poste sera-t-il encaissé ?

    À préparer

    Un état daté des travaux en cours, des situations émises non payées, des retenues de garantie ou des cautions, et la méthode comptable retenue pour les chantiers pluriannuels.

  3. Carnet de commandes et continuité des contrats

    À comprendre

    Un carnet de commandes n'est pas une liste de chantiers acquis : il faut distinguer les marchés signés, les contrats de maintenance qui se reconduisent, les devis acceptés et les affaires seulement probables. Les contrats d'entretien ont chacun une durée, des conditions de reconduction et de résiliation, et parfois un interlocuteur qui connaît personnellement le dirigeant.

    Ce qu'on peut vous demander

    Que représente chaque catégorie du carnet (signé, récurrent, probable), avec quelles dates de démarrage, quels clients et quelles conditions de résiliation ?

    À préparer

    Le carnet daté, ventilé par nature et par client, avec les contrats-cadres et de maintenance (durée, reconduction, résiliation) et les devis en attente de validité.

  4. Équipes, autonomie et responsabilités

    À comprendre

    Le savoir-faire est dans les équipes, chefs d'équipe et conducteurs de travaux, mais le dirigeant est souvent celui qui chiffre et celui que le client connaît. Les assurances engagent l'entreprise sur la durée : selon le ministère de la Transition écologique, la loi fait peser sur les constructeurs une présomption de responsabilité de dix ans pour les désordres graves qui apparaissent après la réception, assortie d'une assurance obligatoire.

    Ce qu'on peut vous demander

    Qui chiffre, qui suit les chantiers et qui répond au client après la livraison ? Quelles attestations d'assurance et quel historique de sinistres pour les ouvrages livrés ?

    À préparer

    Un organigramme des rôles réels, la liste des ouvrages livrés couverts par la garantie décennale, les attestations d'assurance, l'historique des sinistres et les qualifications avec leurs échéances.

Ce qui change dans votre secteur

Des évolutions à comprendre avant d'échanger

Aucune analyse n'annonce un prix ni une décote : chacune dit ce qui bouge et ce qu'il y a à faire.

Matières et intrants

Quand les coûts évoluent plus vite que les prix signés

Depuis le début de 2026, les organisations professionnelles décrivent un même écart entre des coûts qui montent et des prix signés que l'on répercute difficilement. Dans sa conférence de presse de septembre 2026, la FFB écrit qu'il reste très compliqué pour les artisans et entrepreneurs du bâtiment de répercuter la hausse des prix de certains matériaux auprès de leurs clients, ce qui pèse sur les marges. La CAPEB (premier trimestre 2026, entreprises artisanales du bâtiment) relie, dans la majorité des cas, la dégradation de marge qu'elle observe à la hausse des coûts. L'Insee publie de son côté, séparément, l'évolution des coûts de production dans la construction (bâtiment, travaux spécialisés, génie civil) et celle des prix hors TVA des travaux d'entretien-amélioration : coûts supportés et prix facturés sont deux mesures distinctes, qui ne suivent pas nécessairement le même rythme. Un chantier se vend à un prix fixé à la signature du devis ou du marché, alors que ses coûts (matériaux, main-d'œuvre, carburant, sous-traitance) se paient pendant les semaines ou les mois d'exécution. Plus le chantier est long, plus la part de matériaux est forte et moins le contrat prévoit de révision, plus l'écart pèse sur la marge de ce chantier. Dans les marchés publics, le Code de la commande publique (art. R2112-13) définit le prix révisable comme un prix qui peut être modifié pour tenir compte des variations économiques, et prévoit alors que le contrat fixe la date du prix initial, les modalités de calcul de la révision et sa périodicité. Dans les marchés privés, la révision dépend de ce que chaque contrat ou chaque devis prévoit (certains se réfèrent à la norme NF P 03-001, qui est facultative) : c'est ce qu'il faut relire.

119,1indice base 2021 = 100

Coûts dans la construction : matériaux du bâtiment, mars 2026 (définitif)En mars 2026, l'indice des coûts des matériaux dans la construction de bâtiments s'établit à 119,1 (indice base 2021 = 100). Variation sur douze mois : +1,6 %, calculée par France Reprises à partir des indices publiés.Source : Insee : Coûts dans la construction : matériaux du bâtiment (nouvel onglet)Dernière vérification : 21 septembre 2026

116,3indice base 2021 = 100

Coûts dans la construction : bâtiment, mars 2026 (définitif)En mars 2026, l'indice du coût de production des bâtiments s'établit à 116,3 (indice base 2021 = 100). Variation sur douze mois : +2,6 %, calculée par France Reprises à partir des indices publiés.Source : Insee : Coûts dans la construction : bâtiment (nouvel onglet)Dernière vérification : 21 septembre 2026

117,3indice base 2021 = 100

Coûts dans la construction : travaux spécialisés, mars 2026 (définitif)En mars 2026, l'indice du coût de production des travaux spécialisés de construction (second œuvre notamment) s'établit à 117,3 (indice base 2021 = 100). Variation sur douze mois : +3,2 %, calculée par France Reprises à partir des indices publiés.Source : Insee : Coûts dans la construction : travaux spécialisés (nouvel onglet)Dernière vérification : 21 septembre 2026

144,8indice base 100 en décembre 2008

Coût horaire du travail : Construction (NAF section F), juin 2026 (définitif)En juin 2026, l'indice du coût horaire du travail (salaires et charges) dans la construction s'établit à 144,8 (indice base 100 en décembre 2008). Variation sur douze mois : +2,6 %, calculée par France Reprises à partir des indices publiés.Source : Insee : Coût horaire du travail : Construction (NAF section F) (nouvel onglet)Dernière vérification : 21 septembre 2026

Ce que ça change pour vous

La marge de votre exercice mêle des chantiers signés avant et après ces variations de coûts. Pouvoir montrer, chantier par chantier, la date de signature, la clause de révision éventuelle et l'écart entre prévu et réalisé évite qu'un acquéreur ne reconstitue seul un résultat que vous connaissez mieux que lui.

À faire concrètement. Demandez ou constituez un tableau daté des chantiers en cours : prix signé, date de signature, clause de révision (oui ou non, sur quel indice), coûts engagés, coûts restant à engager, montant facturé, reste à facturer et marge attendue à terminaison.

Pour approfondir : Quality of Earnings (QoE) : l'audit qui change tout

Financement et BFR

Financement : tester la sensibilité du projet et celle des chantiers

Le financement touche deux choses distinctes dans une entreprise de chantiers : la dette d'une acquisition et la trésorerie qui finance les chantiers en cours. Sur la seconde, la FFB écrit en septembre 2026 que les entreprises souffrent toujours de problèmes de trésorerie, notamment du fait des délais de paiement de leurs clients, et la CAPEB relevait au premier trimestre 2026 un solde d'opinion sur la trésorerie en recul et une part d'entreprises exprimant des besoins de financement. Sur la première, la Banque de France publie chaque mois le coût moyen des nouveaux financements aux sociétés non financières, distinct de la croissance des encours de crédit : pour juillet 2026 (publication du 9 septembre 2026), ce coût moyen est en hausse par rapport à juin et à mai. Niveau, évolution et exposition sont trois sujets différents. Dans une acquisition, le taux joue sur les intérêts de la dette contractée pour l'opération, donc sur la capacité de remboursement, avec la durée, l'apport et le rythme des flux de la cible. Le coût des nouveaux financements ne dit rien de la dette déjà contractée : une dette à taux fixe non refinancée n'est pas modifiée. Dans l'activité courante, l'entreprise avance les dépenses d'un chantier avant d'encaisser ses situations, et récupère plus tard les retenues de garantie : au plus 5 % dans les marchés de travaux privés, libérées à l'expiration d'un an à compter de la réception, ou remplacées par la caution d'un établissement financier. Entre professionnels, le délai de paiement convenu est en règle générale limité à 60 jours à compter de l'émission de la facture ou à 45 jours fin de mois. La FFB rappelle que les acomptes, situations de travaux, décomptes généraux définitifs et retenues de garantie sont des spécificités du secteur.

2,5% par an

Taux de la facilité de dépôt (BCE), 16 septembre 2026 (non précisé par l'éditeur)Depuis le 16 septembre 2026, le taux de la facilité de dépôt de la BCE (taux directeur, zone euro) est de 2,50 % par an. Il était de 2,25 % depuis le 17 juin 2026 (+0,25 point de pourcentage).Source : Banque centrale européenne : Taux de la facilité de dépôt (BCE) (nouvel onglet)Dernière vérification : 21 septembre 2026

3,61% par an

Taux des nouveaux crédits aux entreprises (France), juillet 2026 (non précisé par l'éditeur)En juillet 2026, le taux moyen des nouveaux crédits aux sociétés non financières en France s'établit à 3,61 % par an. Écart avec juin 2026 (3,71 %) : −0,10 point de pourcentage.Source : Banque centrale européenne : Taux des nouveaux crédits aux entreprises (France) (nouvel onglet)Dernière vérification : 21 septembre 2026

2,51% par an

Euribor à 3 mois (moyenne mensuelle), août 2026 (non précisé par l'éditeur)En août 2026, l'Euribor à 3 mois (moyenne mensuelle) s'établit à 2,513 % par an. Écart avec juillet 2026 (2,425 %) : +0,088 point de pourcentage.Source : Banque centrale européenne : Euribor à 3 mois (moyenne mensuelle) (nouvel onglet)Dernière vérification : 21 septembre 2026

Ce que ça change pour vous

Le niveau de trésorerie à une date donnée dépend du calendrier des situations et des retenues. Sachez l'expliquer (composition, saisonnalité) avant qu'un acquéreur ou sa banque ne l'interprète : une trésorerie de clôture n'est pas le besoin de financement courant de l'activité.

À faire concrètement. Préparez deux tableaux : l'échéancier de la dette (montant, taux fixe ou variable, date de refinancement éventuel) et une prévision de trésorerie des chantiers sur douze mois, avec les encaissements attendus des situations et des retenues.

Pour approfondir : Structurer le financement de sa reprise : sources, montage et plan type

Autre sujet

Demande : le neuf, la rénovation et la maintenance n'ont pas la même exposition

Les organisations professionnelles décrivent des trajectoires différentes selon les segments. Dans sa note de mai 2026, la FFB relève, entre les premiers trimestres 2025 et 2026, un logement neuf qui accélère, un non résidentiel neuf qui reste à la traîne et une activité d'amélioration-entretien qui se dégrade, la rénovation énergétique plus encore. En septembre 2026, elle juge éphémère la hausse des mises en chantier de logements et décrit un recul de l'amélioration-entretien qui s'accentue, en logement comme en non résidentiel. Pour l'artisanat du bâtiment, la CAPEB note au deuxième trimestre 2026 un recul dans le neuf, moins marqué qu'au trimestre précédent, et un recul plus marqué en entretien-amélioration. Les périmètres diffèrent (l'ensemble du bâtiment d'un côté, les entreprises artisanales de l'autre) : les résultats de l'une ne se superposent pas à ceux de l'autre. Le carnet d'une entreprise dépend de sa position. Le neuf suit des projets qui passent par les permis et les mises en chantier ; la rénovation, des décisions individuelles de travaux, dont la rénovation énergétique ; la maintenance, des contrats d'entretien et des dépannages dont le rythme suit celui des contrats plutôt que celui des chantiers. Deux entreprises d'un même métier peuvent donc connaître des évolutions opposées : le mix de votre carnet est un fait de votre entreprise, pas de votre secteur.

Ce que ça change pour vous

Montrez l'évolution du carnet et du chiffre d'affaires par segment sur plusieurs exercices, et distinguez ce qui vient de contrats récurrents de ce qui vient d'affaires ponctuelles.

À faire concrètement. Ventilez le chiffre d'affaires et le carnet des trois derniers exercices par segment (neuf, rénovation, maintenance) et par type de client (particuliers, entreprises, gestionnaires de parc, collectivités).

Pour approfondir : Croissance externe : comment définir les critères de votre première acquisition ?

Territoires et savoir-faire

Où se situe réellement l'activité ?

Une entreprise du bâtiment travaille dans un rayon d'intervention : ses équipes, ses sous-traitants, ses gestionnaires de parc et ses clients sont proches. Chercher ou céder dans un territoire se lit donc à l'échelle des chantiers desservis plus que d'une région entière. Le territoire que vous indiquez sert à orienter la recherche d'un interlocuteur ; il ne correspond à aucune implantation de France Reprises.

Le territoire que vous indiquez sert à orienter la recherche d'un interlocuteur. Il ne correspond pas à un bureau France Reprises.

À situer pour votre projet

  • Installation et maintenance d'équipements de chauffage, de ventilation et de climatisation
  • Électricité du bâtiment, courants forts et courants faibles
  • Menuiserie, plâtrerie et peinture
  • Contrats d'entretien multitechniques pour syndics, bailleurs et sites tertiaires

Ressources

Pour aller plus loin

Des guides choisis pour ce secteur et pour votre situation, pas les derniers publiés.

Les publications qui éclairent ce secteur

Références externes, avec leur éditeur et leur date de publication. Dernière vérification : 21 septembre 2026.

Prochaine étape

Ce qui se passe après votre message

  1. Échanger avec France Reprises

    Vous présentez votre projet et votre métier ; nous précisons ensemble ce qu'il est utile de rassembler.

  2. Recevoir une proposition de mise en relation

    Si un interlocuteur pertinent est identifié, nous vous le proposons. Il n'est pas informé de votre projet sans votre accord.

  3. Choisir de donner suite

    Vous décidez de poursuivre ou non. L'audit, la valorisation, le juridique et le financement sont réalisés par les professionnels que vous choisissez de mandater.

Questions fréquentes

Vos objections, nos réponses

Parlons de votre projet, à votre rythme

Décrivez-nous votre projet et votre métier : c'est une orientation, elle ne valorise pas votre entreprise et ne prédit ni prix ni délai.

Pour évaluer plus en détail la préparation de votre PME avant de céder : Faire le diagnostic de cession.

Sources vérifiées le 21 septembre 2026 · Sources de fond vérifiées à la rédaction, à revérifier à chaque nouvelle édition de leur éditeur ; repères chiffrés mis à jour par la veille (dernière vérification affichée) ; revue éditoriale mensuelle prévue des interprétations. · Rédaction France Reprises

Cette page décrit une démarche d'orientation : elle ne constitue ni une valorisation, ni un conseil juridique, fiscal ou financier.